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    Kamira, Les siècle font leur oeuvres

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    Kamira

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    Date d'inscription : 10/08/2012

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    Kamira, Les siècle font leur oeuvres

    Message  Kamira le Ven 10 Aoû - 7:53

    ◙ Kamira ◙

    Nom: de naissance: Des Routan
    de femme mariée: De Tonel

    Prénom: Kamira

    Surnom* : Avant on m'avait surnommé Kamm, ou Kami...

    Âge: d'apparence j'ai l'âge que j'avait ce jour là, 18ans, mais j'ai trop d'année, maintenant pour les compter, mais je crois qu'il s'agit que quelque chose comme quatre-vingt ans.....Mais je ne suis pas sûre.

    Race: Vampire

    Localisation: Là où Elle est.

    Métier/Grade/Statut social: Esclave

    Orientation Sexuelle: Je ne choisis pas.

    Description Physique et vestimentaire: 7 lignes minimum. Décrivez le physique de votre personnage, corpulence, vêtement, cicatrice, visage et particularité physiologique par exemple.
    Après des années de vie, des siècles déjà, on pourrait croire que je ne suis rien qu'un souvenir, un squelette peut-être. Un tas de poussière, quelque chose sans forme...Mais dans mon malheur la vieillesse ne m'atteint pas, ou plus. J'ai, hélas, gardé pendant toutes ses années le corps que j'avais lors de mes dix-huit ans. Il n'a pas vieilli depuis toutes ses années, il n'a fait que se faire à l'apparence de la mort, se désolidarisant de la chaleur et de la couleur.

    Avant, vivante, j'étais riche en couleurs. Mais joues était arpenté d'un rose timide qui s'étendait jusqu'à mes pommettes, mes yeux avaient la couleur d'un océan de saphir, ma peau, bien que pâle, n'était pas aussi blanche que celle d'un mort, ponctué qu'elle était des couleurs de mes humeurs.

    Aujourd'hui, hélas, bien des couleurs m'ont quitté. Ma colère ne donnera plus de rouge à ma peau, ma tristesse ne verra plus mes yeux, qui se voient varié en rouge, verser des larmes. Non, ma peau restera de la couleur de la craie, couvrant mon corps élancé et aux courbes de l'ancien temps. Il gardera la couleur de la mort, ne se teignant plus des couleurs de mes envies et sentiments. Mes yeux en s'ouvrant à notre vie de damnée, ont vu l'abandon de leurs couleurs bleus, sacrifie au nom d'un rouge, un rouge qui se voit varier selon mes humeurs et qui est le seul traitre de mes pensées intérieures. Même ma chevelure blonde a changé. Elle si doré avant, est devenue d'un blond platine, s'allongeant pour me couvrir jusqu'aux bas du dos. S'il y a une chose qui n'a pas changé en ma chevelure c'est sa texture. Ils étaient fins, lisses et brillant et ils le sont toujours, ce qui a tendance à me donner un air plus vivante que je ne le suis.

    Il y a des choses qui, pourtant, ne changèrent pas, pourtant.

    Mon corps est resté élancé, bien que, sans être petit, n'est pas grand. Mes hanches et mes cotes, forment, en alliances, des courbes qui ont longtemps dessiné des corsages. Ma poitrine, bien que généreuse, ne tombe pas, se faisant galbé. Certes ils sont couverts de cette peau de la couleur de la mort, blafarde, mais il n'en reste pas moins que leurs mamelons sont d'un rose clair. Ils annoncent un ventre plat qui se prolonge, par de là le bassin, par de longues jambes, aux cuisses légèrement dodelines. Mes jambes se finissent par de petits pieds, que j'aime chaussée de ballerine, ou de botte, tout dépendant de ma tenue. Mes seins n'annoncent pas qu'un buste que prolonge, par la suite des jambes, ils sont la fin d'épaules qui s'étendent en des bras pâles que j'aime couvrir jusqu'à mes doigts fins, finis d'ongle aux couleurs aussi tranchante qu'une parfaite manucure. Mais qui cela peut-il bien intéresse, mes ongles. Passons. Par de ça mes épaules, né un cou, délicat qui soutient une tête qu'entoure la cascade de mes cheveux. Mon visage est, pour la plupart du temps, emprunt d'indifférence naturelle. Mes yeux rouges, entourés par mes cils et sous-cils noir, sont la seule expression de cette éternelle tristesse et mes petites lèvres charnus tel des cerises, ne sourit que très rarement, la plupart du temps en temps de chasse lorsqu'il faut séduire son repas et l'appâter. Mes lèvres sont d'un rose pâle, attrayant, me donnant ce peu d'air de vivant. Elles sont surmontées par un petit nez, qui se perd sur mon visage, mais pointe espiègle-ment, en digne souvenir d'une vie bien vivante, à la jeunesse maligne.
    Souplesse, agilité, rapidité sont de mise pour mon métier, de même qu'une précision hors pair, tant pour les tâches domestiques que pour toute autre chose.

    Je crois que tout cela suffit à ma description.

    Mais vous comprenez bien que je ne vis pas nue. Mais je ne suis pas une personne coquette. Je ne met que les robes que l'on me donne, et alors, je n'ai pas de "style" vestimentaire particulier, si ce n'est que je porte bien souvent des haillons.


    Description mentale: 7 lignes minimum. Décrivez le mieux possible le caractère et l’état d’esprit de votre personnage. Ainsi que ses particularités mentales (schizophrénie, amnésie, caetera…)
    Je ne sais pas comment décrire le mental de ma personne. Je n'ai pas le mental d'une gagnante, ni celui d'une lâche. Je m'attache à la vie parce que j'attends une mort qui ne vient pas, pourtant, je le sais, je serais incapable de courir au suicide.

    Ma vie n'est maintenant régie que par l'obéissance, la loyauté et la fidélité que j'ai pour ma maîtresse. Je me fiche du reste, à mes yeux seule elle compte, je lui suis entièrement soumise, et je n'en ai pas d'autre choix.

    J'ai été une femme douce et aimante. Maintenant j'ai fait de ma vie une vaste comédie dont je suis l'actrice principale. Ainsi je me dispense d'un caractère fixe et m'en forge un par rapport à mon environnement extérieur. J'ai d'ailleurs cette nature depuis si longtemps que je crois être maintenant dénué d'un véritable psychique et que ma vraie personnalité, si elle existe encore, doit être perdue dans les néant de l'être que je refoule et ne veux plus être de peur de me remettre à souffrir.

    Souffrir est ma plus grande peur, comme m'attacher.

    Je crains de m'attacher à quelqu'un, parce que j'ai peur que dans mon immortalité cette personne ne puisse me suivre et que je me retrouve à le pleurer des décennies durant. Or je ne veux plus souffrir, car je suis d'une sensibilité démesurée et j'ai trop, bien trop souffert, à mon goût.

    Alors, je reste de marbre devant tout, jouant une comédie perpétuelle et éternelle.

    En devenant vampire et surtout en m'éloignant de ma famille, Je ne suis devenue plus rien qu'une âme peinée et égarée. Je ne vois rien que l'obéissance à ma maitresse comme but à ma nouvelle vie. Avec le temps j'ai appris à manier le mensonge comme la vérité. Je peux être d'un franc parler parfait, comme il peut s'avérer que mes mensonges remplacent vérité. Mais je ne parle pas beaucoup, je n'en vois pas l'utilité devant mon statut. Une esclave n'a pas à parler. De plus, parce que je ne veux pas m'attacher, je ne suis pas très sociable, ne sortant que lorsque le besoin est ou lorsque ma maîtresse m'y autorise. De toute manière je suis assez craintive et d'un naturel pacifiste.

    Alors excusez mes bégaiements, mon innocence assez niaise et ma timidité.



    Voilà, je ne suis qu'une poupée qui a oublié son humanité, je vis à peine depuis des siècles et subit en silence.


    Histoire: 15 lignes minimum. Parlez nous de la vie de votre personnage, son chemin de vie général, ses traumatismes, ses rencontres marquantes, etc. …
    Je me souviendrais toujours de ma vie avant de mourir. Souviendrais toujours, car c'est ma vie d'avant qui m'a mené à ce que je suis aujourd'hui. Ce sont les mœurs de ce temps qui font de moi un être ni mort ni vivant. Je vais tout, tout vous raconter et ainsi vous me connaîtrez.
    Je suis née il y a de cela quatre-vingt années. Je suis alors née humaine. Je suis née à Nocturia, d'une famille d'humain, tout ce qu'il y a des plus banales. Nocturnia, déjà, à cette époque, était le théâtre de cette comédien que jouaient humains et vampires. Les un, donnaient un spectacle de vie diurne, les autres avaient la ville la nuit. J'avais toujours été consciente de ceci, d'autant plus que j'étais la fille cadette, dernière née sur trois enfants dont deux masculins, d'un grand noble.


    J'avais deux frères. Le premier, Joakim, de dix ans, était mon ainé, contre trois pour le second, Patrichid. A la suite de ma naissance ma mère était devenue stérile. Les vielles dames aimaient à dire que c'était, pour moi, mauvais augure. Elles avaient raisons, mais ceci, nous le verrons plus tard. J'aimais mes frères, je les ai toujours aimé.


    Toute petite, parce que j'étais la fille d'un noble je dus me plier à un protocole simple, pour une femme. Le mot maître était « Plaire ». Mon destin était d'être, au plus vite, mariée et mère, et ceux surement à une personnalité de la cité. A peine fus-je sortis du berceau que j'appris à marcher droite, jouer du clavecin, du violon et de la harpe. J'appris à lire et écrire, et j'aimais passer des heures en cuisine pour mes cours de l'apprentissage culinaire. Niaisement, j'aimais les œuvres romantiques, celles qui parlaient d'aventure. Je vivais dans un monde d'imagination, comme toutes filles. Monter à cheval était, aussi, une de mes occupations favorite. Étant donné que mon père était trop occupé, et ma mère ne montait jamais à cheval à cause de soucis de santé que, toujours, je lui connue toujours, mes frères m'accompagnaient. Lorsque nous étions hors de vue de la cité et ses convenances, mes frères sortaient les armes et m'éduquaient à leur manière. Autrement dit, comme le frère qu'ils avaient voulu avoir. Manier les armes, c'est eux qui me l'apprirent, bien que de manière sommaire.


    J'avais quinze ans lorsque ma vie bascula.
    Comme chaque années nous avions une fêtes qui durait plusieurs jours, à laquelle les vampire se joignaient le soir venut. Ma mère n'aimait pas ces fêtes parce qu'il y avait toujours ce risque de devenir le repas d'un vampire ou, au mieux, le calice de l'un d'eux. Elle n'y allait que parce qu'elle était la femme d'un noble, de trop grande envergure disait-elle des fois, et par obligation. La journée fut des plus normal, c'est la nuit que tout changea pour moi, lorsque les vampires se joignirent à nous. Je n'en avais que rarement vu, seulement certain soir quand ils venaient parlait avec Père. Je n''avais jamais mis le nez dehors lorsque la nuit était tombée avant cette date. Ils sortirent des maisons, de leurs allures nobles et presque dédaigneuses. Ils se détachaient de nous, pauvres humains, par leurs carrures parfaites et leurs attitudes magnifiques. Seuls leurs parfaits physique me faisais savoir s'ils étaient, en tout cas leurs de leur mort, vieux ou jeune, car on lisait, dans leurs yeux, une sorte de « non âge ».
    Leur démarche était légère et silencieuse. Ils m'envoûtaient, comme ils envoûtaient la plupart des habitants de Nocturia. Mais la fête ne s'arrêta pas, les danses continuèrent et ils se joignirent à nous. Je trouvais alors nos pas d'humains bien moins beau que les leur et, très vite, j'abandonnai la danse pour rejoindre mon père, qui, de plus m'avait appelé à le rejoindre à la table officiel. Il souriait, chose que je ne lui connaissais pas, me tendant une main où je posais l'une des miennes. Il me fit m'asseoir à la place qui était mienne et, en se relevant, dévoila un homme qui, d'une trentaine d'années, devait être mon ainé. Je le regardais, lui ouvrit un sourire amical, quelque peu forcé, avant de regarder mon père qui s'éloignait. Alors, une prise rugueuse et froide entoura mes mains qui étaient posées sur mes genoux. Seulement, je pris le temps de bien le regarder, c'était un riche habitant de la ville, considéré comme un Seigneur, un homme d'une quarantaine d'année, dont la chevelure noire était attachée en un catogan élégamment tiré. Il avait revêtit un noble vêtement bleu foncé, une tunique qu'une ceinture de cuir serrée à sa taille. C'est tout ce que je voyais de ses vêtements, car par condescendance noble, je devais ne regarder que son visage. Un visage à peine attaqué par la vieillesse, au teint beige et aux yeux vert qui se plongeait dans mes yeux bleus cyan.
    |

    -Damoiselle Kamira, vous avez bien grandit, au même titre qu'une fleur et vous êtes embellit avec l'âge.

    -Aurais-je un jour eut une physique ingrat,[/b] demandais-je mimant l'outrance.

    -Nullement, mon enfant, vous ne seriez que passé d'une beauté innocente à une merveille que je ne me lasse plus de contempler.

    -Monsieur, je vous pris, faites preuve d'un peu plus de mesure, vos propos me gêne

    .

    La chose n'était que trop vrai. C'est propos me gênaient car, j'avais lu dans ses yeux la convoitise. Sans prononcer un mot de plus, ni lui laisser l'occasion de me faire preuve d'une nouvelle tirade, je me levais et m'éloignais de la fête, allant m' aventurer dans une rue éloignée qui débouchée sur une petite place où trônait une fontaine, Là, je m'assis sur les rebords froids et dallés du monument aquatique, me penchant pour glisser mes doigts dans l'onde qui chantait au rythme des clapotis.


    -Que fait une demoiselle, par cette soirée festive, seule assise sur une fontaine dans un endroit si silencieux et éloigné des jouissances.


    A l'entende de cette voix, mon cœur tressauta. Je n'avais pas eu besoin de me retourner pour savoir qu'une voix pareille, légère et pourtant grave, appartenait à un être à qui la mort avait été offerte en contre partit d'une beauté damnée et d'une vie sans soleil. Il était adossé à l'ombre, sur un mur, les bras croisés, me regardant de ses pupilles carmins. Ses cheveux, semblable à la couleur de la lune, voletaient au-devant de lui, caressant son visage fin, au teint mortuaire.

    -Ne seriez vous pas la fille de Sir Des Routan?

    -En effet, répondis-je, mon cœur reprenant une course normal.


    -Pourquoi n'êtes vous pas auprès des votre, comme la petite princesse que vous êtes, pour eux.

    -Je ne vois pas en quoi cela vous regarde.

    -Je ne voulais qu'être aimable.

    -Vous avez été curieux.

    -Et vous vous devenez énervante, ce qui est bien dommage car, vous m'auriez presque attiré.

    Je ne répondis pas à cette tirade que je trouvais déplacé, me levant pour m'éloigner, forcée de retourner à la fête. Mais une ombre s'opposa à moi, avant que n'apparaisse devant moi le vampire.

    -Il est impolie de partir sans saluer son interlocuteur, Damoiselle Kamira Des Routan.

    -Et comment puis-je saluer un inconnu, rétorquais-je.

    Alors, il me tendit une main, m'offrant un sourire délicat et se présenta.

    -Jahyan

    Je regardais sa main avant de lui demander s'il n'avait de nom de famille, ce à quoi il répondit qu'il l' avait oublié avec le temps, et que maintenant il préférait ne ce prénommer que Jahyan. Alors, seulement, je voulus bien lui serrer la main, avant de m'éloigner.
    Pour moi, ce soir-là, le reste de la fête n'eut rien de très entrainant. Je la quittais vite, prétextant être prise de fatigue.
    Les jours qui suivirent, se ressemblèrent. Père me parlait souvent de Sieur de Tonel, l'homme de la fête, me faisant ses louanges. Je comprenais bien ce qui devait advenir. Cela dura une semaine, environ, puis Sieur Tonel, vint ensuite, tout les jour. Il m'offrait des présents, me faisait des compliments. Je n'aimais pas cela, je ne l'aimais pas. Il était bien trop vieux. Et bien qu'il était attirant pour beaucoup de femmes, il ne l'était pas pour moi.


    Un soir, peut après que ma servante n'ait quitté ma chambre, j'entendis gratter à ma fenêtre. Intriguée, je me levais pour ouvrir.

    -Jahyan? Que faites-vous là?

    -Allez savoir. Vous ne savez pas qu'il ne faut faire entrer quelqu'un par la fenêtre?

    -Que dites-vous? Je ne vous aie point fait entrer, vous resterez deho...


    Je n'eus le temps de finir ma phrase qu'il usa, une nouvelle fois contre moi, de sa rapidité vampirique, pour entrer dans ma chambre. Je ne pus que constater qu'il avait prit place sur mon lit, allongé, les bras sous la tête, me regardant avec arrogance.


    -Ce que vous êtes malapprise, en plus de laisser entrer quelqu'un par votre fenêtre, vous l'inviter dans votre lit.

    -Sortez de là, m'écriais-je à mi-voix en lui désignant la fenêtre.

    Il me répondit par une moue avant de se lever, s'approchant de moi.

    -J'ai beaucoup pensé à toi depuis notre rencontre.

    -Vous devez dire cela à pas mal de femmes...

    -Certes mais, ce n'est jamais vrai.

    -Cela aussi vous devez le leur dire quand elles répondent comme moi...


    Alors, il m'attrapa et écrasa ses lèvres glacé contre les miennes. Bien que j'en fus déstabilisé, je ne tardai à le repousser, me mettant à pester.

    -Vous êtes bien grossière.

    -Comment avez-vous osé ? !

    -Oh arrêtez, je suis sûre que vous avez appréciés.


    Je lui désignai, pour toute réponse, la fenêtre, par laquelle il disparut avec un sourire. Durant cette nuit je n'eus de cesses de vouloir me défaire de la sensation de ses lèvres sur les miennes. Je ne voulais être une femme que l'on trouverait sur le tableau de chasse de ce vampire, de plus, j'allais être fiancé. JE n'étais, maintenant, plus une enfant.
    Je me réveillai, le lendemain, comme ci l'épisode de la veille n'avait jamais existé. La journée fut longue, très longue. Le soir, Sieur De Tonel vint manger avec nous, après un long entretien avec mon père. Après le diner, il m'emmena dans le jardin. J'avais vu l'excitation non cachée de ma mère, l'amabilité de mon père, alors je savais ce qui arriverait. Aussi, lorsque Sir De Tonel s'agenouilla devant moi, me prenant les mains et me demandant en mariage, je ne fus nullement surprise. Je lui offris un sourire doux et acceptais à mi-voix, jouant mon rôle de femme conquise, rôle que je ne tenais que fictivement.
    Le soir, en revenant à ma chambre, je ne fus qu' étonnée de voir Jahyan. Il était adossé à ma fenêtre, regardant le ciel étoilé, les bras croisé. Sa voix s'éleva, froide, railleuse et moqueuse.

    -Alors, on est fiancée?

    -Comment...le savez-vous et...Que faites-vous là?

    -Comment as-tu oser te fiancer?


    Sa voix n'avait rien de la voix calme qu'il avait toujours eut, il s'était retourné, me fusillant de ses yeux de rubis flamboyant, énervé, visiblement. Je n'eus pas le temps de répliquer que déjà ses mains glacées emprisonnaient les miennes, me poussant contre un mur.


    -Pourquoi tu as-dis oui?! Tu ..il ne t'aime pas! Il n'est qu'un...avare, intéressé. Et il est vieux!

    -Ne me tutoyez pas! Et Vous aussi, surement plus que lui!

    -Faux! Je n'ai que vingt-trois ans!

    -Quoi?! Vous m'avez mentis!

    -Menti?

    -Vous m'avez dis être si vieux que vous avez oublié votre nom!

    -Je n'ai fait que dire que je l'ai oublié! Je ne me permettrais jamais de te mentir!

    -Lâchez moi!


    Il ne me répondit pas plus, ré-écrasant ses lèvres, pour la seconde fois, sur les miennes. Cette fois, néanmoins, je répondis, mes mains venant se poser sur son visage, avec passion avant que je ne rompe le baiser. Il me regarda avec des yeux flamboyant avant de parsemer mes lèvres de baiser, ses mains agrippant mes hanches pour m'attirer contre lui. Puis il recula doucement le visage, m'offrant un regard tendre avant de venir poser sa tête sur mon épaule, soupirant sur la peau de mon cou, me faisant frissonner avec une succulente incapacité à me contrôler. Ses mains remontèrent lentement, au rythme contraire de mon coeur battant la chamade et, avec rapidité, il me prit dans ses bras, telle la mariée que j'allais être, d'ici quelques mois. Me logeant contre lui, j'oubliai le protocole et les règles de bienséance, alors qu'il s'approchait du lit, en écartant les grands rideaux de voiles pâles, pour m'allonger sur la couche, venant ensuite me surplomber de son corps. Nos lèvres alors, tendres et douces, se rejoignirent et je me laissais m'enivrer de l'arôme délicat et frais qui s'en dégageait. Mes bras s'enroulèrent autour de son cou et ses mains parcoururent mon être, l'effleurant, d'abords, avant de le caresser avec plus de ferveurs. Hélas je pris peur à l'entrain qu'il y mettait. Il le sentit, me regarda et, murmurant, me dis.

    -Jamais je n'oserais prétendre à vouloir vous dé-fleurer. Vos lèvres me suffisent et je me sentirais mal de vous déshonorer en vous volant la vertu qui est votre et qui revient à votre fiancé.

    Il m'offrit un nouveau sourire, baisa mes lèvres puis me caressa les cheveux avant de se redresser, regardant la porte.

    -Je reviendrais plus tard, dans la nuit, je crois que vous allez avoir de la compagnie.

    Je n'eus que le temps de me redresser, ouvrant la bouche pour lui demander qui, qu'il disparut, sautant par la fenêtre alors que la porte s'ouvrait sur ma mère et les servantes. Ces dernières me baignèrent alors que ma mère me faisait le discours de ma vie future.

    -Mademoiselle nous allons être très prises, un mariage n'est pas rien. Nous devrons choisir une robe, et vous allez devoir organiser la réception, c'est votre rôle de future femme....

    Sa voix s'éteignait alors peu à peu, je ne l'écoutais plus,mes pensés vaguant vers le vampire, me contentant de hocher la tête, répéter ses derniers mots pour qu'elle se sente écoutée. Elle me quitta quand je fus coucher, ayant prétexter que j'étais las de ma journée. Et après qu'elles eurent tirées les rideaux de mon lit, me laissant parmi mes draps et mes coussins, mes servantes firent de même, m'offrant la solitude de la nuit.

    Jahyan revint peut après que la porte fut close, silencieux. Il prit place dans le lit, me prit dans ses bras en posant quelques suaves baisers dans ma chevelure avant de m'ordonner avec douceur de sommeiller. Alors, seulement alors, je m'endormis, dans ses bras.
    Mes nuits, toutes mes nuits et ceux, jusqu'à mon mariage, furent telle quelle. La journée je faisais bonne figure auprès du peuple, me baladais parmi les boutiques pour trouver les attributs de mon mariage et l'organiser comme toute fiancée, constamment suivie par une ribambelle de servantes encombrée d'achats, puis l'après-midi Sir de Tonel venait me chercher et nous nous promenions, comme un parfait couple, moi, jouant la parfaite femme comblée par son mariage à venir. Le soir c'était les lèvres et le corps froid de Jahyan que je rencontrais en toute chasteté, l'un comme l'autre nous contentions de nos baisers et caresses. Après quoi, blottit dans ses bras, je m'endormais et le matin je me levais, les fantômes de ses baisers flottant sur mes lèvres. Ce fut ainsi toutes les nuits jusqu'à mon mariage.


    Parce que j'étais la fille d'un haut homme, mon mariage fut le soir, pour que la communauté vampire puisse se joindre à la communauté humaine. Mes longs cheveux platines avaient été bouclés, se torsadant jusqu'aux bas de mon dos, parsemé de fleurs de lys. On avait mêle à mon chignon, un diadèmes, offert par mon fiancé, en cadeau de fiançailles. Je portais une longue robe blanche, dont le corsage galbait ma poitrine à la couleur d'aubépine , que Jahyan avait frôle de ses lèvres la veille. Mes épaules avaient été dévoilées, mes bras couvert par des manches d'un blanc opaque. Avec lenteur, ma robe et ma traîne balayant le sol, j'avançais vers l'autel où m'attendais mon époux et le prêtre, réprimant une envie grandissante de faire demi-tour, lâcher mon bouquet et m'enfuir en courant. Mais je n'en fis rien et, après la cérémonie, mariée, souriante et jouant mon rôle, je sortis du temple, au bras de mon époux, étant devenue Kamira de Tonel.
    La fête battit son plein, des noces durant sept jours, sept jours au terme desquels j'emménageai chez mon mari. Mes appartements étaient à l'opposer des siens. On m'y conduisit, accompagné de ma mère, qui me déshabilla, comme le voulait la coutume. Elle revêtit mon pâle corps nu d'un peignoir aux tissus épais et blanc et détacha mes cheveux. Je fus ensuite placée devant mon lit nuptial, face à la porte qui s'ouvrit, laissant apparaître Guarton de Tonel, mon mari. Ma mère lui donna ma main, fit une révérence et, dans le silence, nous laissa seuls.
    Guarton leva alors les yeux vers moi et, doux, murmura.


    -Vous avez peur.

    -Je n'ai que quinze ans et ne suis pas sujette à la situation à venir,
    répondis-je d'une voix tremblante.

    -Ne craignez rien, je serais le plus doux des agneaux.


    J' hochais la tête, souriant avec force, alors qu'il dénouait mon seul vêtement en venant posé ses lèvres sur son cou...
    Le lendemain on nous réveilla, le majordome en chef faisant teinter une clochette. Des servantes se pressèrent autour de nous, couvrant de peignoir nos cors nus. Mon mari sortit le premier du lit, posant un simple baisemain sur ma main, avant de sortir de ma chambre. Puis on me leva de mon lit, posant mes pieds dans de l'eau chaude, rinçant mon visage et mes mains avant de m'emmener à la salle d'eau où je pus me baigner dans un bassin.
    Une fois vêtue, je descendis prendre mon petit déjeuner en compagnie de mon époux. Nous parlâmes peu, il partitvite, disparaissant toute la journée.
    Le soir, il me revisita et ceci toutes les nuits pendant de longues semaines. A force, son corps pourtant jeune pour son âge, me répugna. Et je finis par ne plus l'amuser.
    Il prit maîtresse, bien des fois.
    Mais désertant mon lit, Jahyan eut le loisir de revenir. Il aurait pu être un amant, mais j'étais attachée à des traditions que l'on m'avait dicté toute mon enfance, alors,le soir, nous ne faisions que parler. Quelques fois, sa voix me berçait de chants, ses bras m'entouraient et je m'endormais

    -Votre fils se porte -il bien?

    C'était, ce jour-là, la seule parole que je pus dire à mon mari. Je venais de fêter mes dix-huit ans et, j'avais appris, que, depuis un an, mon mari était le père d'un fils d'une des serveuses. Il releva simplement la tête et me dis.

    -Fort bien.

    -Vous avez pris maitresse, dis-je avec léger té avant de porter une bouchée de notre repas à ma bouche.

    -Vous ne prendrez pas amant, ria t-il, bien que me questionnant.

    -Et pourquoi m'en priverais?


    Le silence, alors, ce fit. Guarton leva vers moi son regard, alors que je finissais la bouché que j'avais prise. A mon tour, alors, je levais les yeux.

    -Vous me ferriez cocu?

    -Puisque vous avez déserté mon lit et que c'est ce que vous faites de moi, pourquoi ne pourrais-je pas?

    -Madame je ne l'accepte pas.

    -Je n'accepte pas non plus ma condition et pourtant je la vis, dis je , élevant la voix

    -Ne tentez pas le diable Kamira, s'écria t-il alors

    -Je ferais ce que bon me semble!

    Rageuse, je me levai, sortant de table pour m'éloigner. Il m'avait faite sa prisonnière, faisait de moi une femme perdue qui ne savourait plus rien que de l'amertume. Je le haïssais.
    Derrière moi j'entendis ses pas, pressés. Me retournant je ne pus que constaté qu'il me suivait, le teint rouge, énervé, le regard fou. Effrayés je hâtais mes pas, mais il me rattrapa, n'étant pas, lui, encombré d'une robe. Il attrapa mon poignet, le tordant presque et me traîna à mes appartements, sous mes cris. Il me jeta dans mon salon, verrouilla la porte et, alors, me poursuivit. Je traversais mon salon en criant à l'aide, m'éloignant vers ma chambre, attrapant un vase, prête à le lui lancer au moment où il passerait les doubles porte de ma chambre. Le vase se brisa sur sa tête, ne l'énervant que d'autant plus. Il me jeta sur le sol et, comme un sauvage, me punis comme si j'avais était une catin, une de ses maîtresses, sous mes cris, insultes, pleures et plaintes.
    Lors qu'il eut finit, il se releva, me laissant sur le sol, les yeux rouges des larmes. Jusqu'à ce que je lui donne un héritier et tant que je ne m'étais pas calmé et rendu compte de qui était le maître de ses lieux et de ma personne, dit-il, je devais rester confiner au manoir. On prétexterait que j'étais malade.
    Je refusais toute visite. Jahyan ne vint plus, je le lui interdis. Certes il me manquait... Un jour, quelques mois plus tard alors, assise dans le jardin du manoir, les odeurs me firent tourner la tête de telle sorte que j'en vomis sur un parterre de fougère. On me porta à ma chambre, et un médecin me visita. J'étais enceinte.
    Guardon s'assit sur mon lit, souriant, prenant ma main que je retirais pour mieux lui tourner le dos et regarder le vide.

    -Croyez bien que je regrette, ma douce, de vous avoir malmené. Mais je crois que, pour le bien de cette enfant à venir, nous devrions nous réunir et redevenir le couple heureux que nous avions été. Je vous laisse vous reposer et m'en vais faire savoir la bonne nouvelle à votre famille.

    Se redressant, il posa un baiser sur ma joue et ma main. Quand il fut partie je demandais de l'eau et un linge et je me lavais le visage et la main avec vigueur.
    Guardon ne cessa pas de voir ses maîtresses et surement s'en fit d'autre. Jahyan revint à moi et les tendresses que nous n'avions, depuis longtemps, eut, reprirent, d'abords timide, puis moins. Lorsque mon ventre grossit, il montra la tendresse que ne montrais que rarement mon époux avec moi, posant ses lèvres dessus et parlant à l'enfant qui grandissait à l'intérieur, comme s'il avait été le père. Guardon ne faisait cela que lorsque nous étions en public, pour montrer, comme si j'étais une bête de foire, que je portais un enfant. Le reste du temps, il m'oubliait et retournait à ses occupations. IL lui arrivait de venir le soir, tenter de quérir quelques baisers et tendresse, mais je m'y refusais, prétextant que nos ébats n'étaient pas bons pour la santé de l'enfant.


    Je tombais, à huit mois, malade d'une épidémie foudroyante qui faisait rage dans la région. Je ne sortais plus guère de ma chambre, me plaignant constamment de courbature ou de la température, trop élevée, ou trop basse.
    Un soir, pourtant, le bébé voulut rejoindre le monde et quitter mon corps malade.
    Les contractions avaient commencé dans la fin de l'après-midi. Mes parents et mes frères patientaient, avec mon époux, depuis de longues heures, dans mon salon. Mes cris de douleurs s'élevaient dans mes appartements, tant j'avais mal. J'avais l'impression que chacun de mes os, entre côtes et mes jambes, craquaient. Ma tête bourdonnais de douleurs, mes jambes me donnaient la désagréables et presque douloureuse sensation de n'être que du coton. Je poussais en vain pour offrir la vie à ma progéniture, l'impression que mes os craquaient et manquaient de céder à chaque fois. Même respirer m'étais douloureux. Je voulais insulter et cracher des jurons à toutes ses femmes qui se pressaient autour de moi, l'airgrave et qui m'encourageait de leurs voix hypocrites. Mes cheveux me collaient au visage, tant je suais et je devinais que mon visage était livide de mes efforts. Je sentais, entre mes jambes écartées, mon sang couler et se joindre au corps chétif de l'enfant qu'on extrayait de moi. Il cria à peine fut-il sortit de moi, me rassurant par ses hurlements stridents. J'en oubliais que je me vidais de mon sang et que la vie m'abandonnait. Une des sages femmes me le présenta, me murmurant que c'était un garçon, puis je la sentit s'éloigner à peine eus-je le temps de poser le traditionnel baiser maternel sur le front de mon fils, allant le présenter à son père. Les autres se pressèrent autour de moi, tentant de sauver ma vie. Elles me faisaient humer des senteurs fortes, me claquait la peau, m'interdisant de fermer les yeux.
    J'entendis alors des cris de surprise et une main froide se posa sur mon front. Je reconnue sa voix.


    -Je vous interdis de mourir mon ange, nous avons encore trop à faire.

    La vision trouble, je ne vis pas son visage. Je lui souriais néanmoins, du mieux que je pus, avec la tendresse et l'amour que j'avais pour lui. Alors, je sentis quelque chose, que je devinais être sa dentition, m'enfoncer dans la chair de mon cou. Une brulure en suivi, puis une sensation de chaleurs, qui, doucement, coula en moi, s'échauffant. J'entendis mon mari entrer, crier sur le vampire, et lui, mon amant, répliquer d'une voix froide et menaçante. Et la chaleur s'éleva en moi, jusqu'à entièrement me bruler de l'intérieur. Je gémis d'abords, puis je me mis à crier. Je sentais l''étau froid des bras de Jahyan autour de moi, je l'entendis ordonner que l'on condamne les fenêtres de ma chambre. Et je continuais à crier de douleurs, pleurant presque par moment jusqu'à n'avoir plus de larme.
    Cette douleur dura longtemps, des jours peut-être. Je ne sais pas. Seul, dans cette obscure agonie, me consolait l'étreinte de Jahyan et ses paroles de réconfort. Puis lentement la douleur se retira. Je sentis mon corps se refroidir, puis brutalement, mon coeur cessa de battre. Je cessai de respirer, m'immobilisai, comme inerte , molle dans les bras de mon aimé. Puis je n'entendis plus rien, plus rien avant d'entendre le battement et les gazouillements d'un nourrisson. Doucement j'ouvris mes yeux, sur le visage de Jahyan. Il était bien plus beau qu'avant, malgré son air inquiet. Je levai doucement une main et la posai sur sa joue au toucher satiné.


    -Vous devriez aller voir votre enfant, ma douce,, me murmura t-il avant de poser un baiser sur mes lèvres.

    -Comment l'ont-ils appelé?

    -Votre mère et vos frères se sont refusés à lui donner un prénom, tant que vous ne serez pas debout.

    -A-t-il passé la semaine.

    -Elle vient de prendre fin.


    Je souriais, d'autant plus heureuse que mon fils ait survécu à sa première semaine sur cette terre. Cela voulait dire, pour moi, qu'il avait été assez fort et n'avait pas succombé à la maladie qui traînait. Je me redressais et allait vers le berceau qui se trouvait prêt de mon lit, le trouvant vide. Pourtant, j'aurais juré avoir entendu les gazouillements de mon fils en sortir, aussi proche fussent-ils.

    -Madame, il vous attend dans le salon.

    -Je l'eus crus si proche de moi.


    -Vos sens sont maintenant plus fort, il va falloir vous y habituer.


    Il m'aida à me lever, me débarrassa de mon linge encore sanglant de mon accouchement et m'habilla d'une robe rose pâle, aussi habile dans cette tâche que n'importe laquelle de mes serveuses. Puis il me prit par la main et me mena à mon salon. Assise devant la cheminée, sur le divan, ma mère attendait. Elle parlait à l'une de mes belles-sœurs qui berçait, je le savais, mon fils. Mon frère, Patrichid, parlait à ma mère et son épouse et fut le premier à se me voir. Je m'étais arrêtée, à l'entrée de la pièce, tétanisée par les odeurs alléchantes qui m'envahissait. Jahyan serra un peu ma main, puis, doucement, me désigna mon fils, que ma belle-soeur m'emmenait. Léys le posa doucement dans mes bras, me murmurant qu'elle ne pensé pas pouvoir faire mieux comme enfant. Je remerciais son compliment d'un sourire, les yeux rivés sur le visage d'ange de mon fils. Il ne semblait pas avoir les traits de son père, ses petites pommettes rose me donnaient envie d'y poser mes lèvres. De petits cheveux blond naissaient déjà sur sa tête, ses yeux clos s'ouvrant par moment avec difficulté et le laissant voir leur bleu azure.

    -Nous vous sommes reconnaissant, Jahyan, d'avoir sauvé notre fille de la mort, dit ma mère avec un sourire reconnaissant.

    -Mais je crains, madame, que votre fille soit morte.

    -Elle est assez vivante pour voir son fils grandir.


    Je glissais doucement un doigt entre ses menottes lorsque j'entendis des pas approcher. Au fur et à mesure de leur avancée, ils n'en devenaient que plus fort, jusqu'à ce que ma porte s'ouvrit.|/i]

    -Tu es réveillée!

    Joakim entra dans la chambre, bousculant mon père et mon époux, venant me baiser goulument les joues.

    -Lâches mon fils immédiatement!

    Tous, tous nous levèrent les yeux vers Guardon, qui, rouge et tremblant, avait parlé. Je fronçais les sourcils et, pressant délicatement mon enfant contre mon sein, répondit.

    -Il est bien plus mien que votre. Je l'ai porté et aimé depuis l'instant où j'ai sus que je l'avais. Vous, vous n'avez fait que jouer avec nous un rôle d'époux et de future père. Alors comment?! Je vous le demande comment osé vous m'ordonner de lâcher l'enfant pour lequel je suis morte? Vous me devez bien plus de respect que vous m'en avez jamais donné, finis-je par siffler, rendant mon fils à ma belle-soeur. Vous pouvez aller voir vos maîtresses et catins autant que vous voulez, me tromper d'innombrables fois, mais osez seulement me retirer mon fils et je vous ferais regretter de m'avoir prise comme femme.

    Je regardais alors Jahyan victime d'un sourire. Il me montra la fenêtre, par laquelle on voyait la lune entourée de ses filles, les étoiles. Je hochais la tête, comprenant, embrassait ma mère, mes frères, mes belles-soeurs, m'inclinait devant mon père et mon époux, posait les plus doux des baiser sur les joues et le front de mon fil, avant de m'avancer vers la fenêtre. Jayan m'y attendais, me tendant la main. Je la pris, me hissant sur la fenêtre à sa suite puis le regardait. Il m'adressa un sourire confiant qui me fit quitter l'anxiété dont j'étais sujette. Il se redressa doucement, pliant ses jambes avant de bondir dans le vide, m'entraînant à sa suite. Maladroite, je glissais sur le rebord mais, par la grâce de l'être ni mort ni vivant que j'étais devenue, je me rattrapais, agile comme la chatte, sous le rire de Jahyan. Il me conduit en forêt et la soif qui me brulait la gorge et dont j'étais à présent conscience, me guida vers ma proie. Un lunxod. Il s'était éloigné de son troupeau, d'après ce que je pus voir, perchée sur ma branche, enlacé par Jahyan. Je lui lançais un petit regard hésitant et, hochant la tête et me souriant, il me lâcha, avant de poser un baiser sur mes lèvres. Prise d'hésitation, je décidais de laisser parler ma faim. Celle-ci me guida, me faisant bondir au bas de l'arbre, juste derrière l'animal qui leva la tête. Je ne lui laissais pas le temps de se défendre, l'écrasant et l'immobilisant sur le sol avec une force nouvelle que je ne m'étais pas connue jusqu'alors. Ivre d'une folie que donnait la soif, je plantais mes dents dans l'animal qui eut un soubresaut avant de se remettre à se débattre, en vain. Je n'eûs guère de ces gestes inutiles pour s'enfuir, m'abreuvant de son sang. Le pauvre lunxod s'affaiblit, jusqu'à ne plus bouger. Mon cher et tendre me redressa, m'éloignant de la carcasse. J'avais aux lèves le goût du sang de l'animal, doux et léger, quelque chose me faisant penser à la volaille. Jayan se pencha sur mon visage, souriant d'amusement. Ne comprenant pas je lui demandais ce qui l'amusait, ce à quoi il répondit que je ne savais pas manger proprement. Je compris bien que l'air que j'eus ne le fit que rire plus, après quoi il se pencha sur moi et après m'avoir lécher du sang au bord de la lèvre, il vint m'embrasser, d'abords tendrement, puis avec plus de passion et de fougue. Sa main glissa dans mes cheveux, plaquant mon visage au sien, et son autre main parcourue mon corps après m'avoir allongé sur le sol. Je le laissais faire, parce que je le voulais aussi, mes mains le caressant avec hésitation, avant de se faire plus entreprenantes. Nos corps se croisèrent toute la nuit, mainte et mainte fois, se découvrant, se survolant, s'effleurant et s'aimant. Entre ses mains j'eus l'impression de redevenir une vierge et de me faire posséder pour la première fois. Mais ce rêve prit fin et, avant que le levé du soleil ne nous surprenne, nous retournâmes à nos domiciles respectifs. Je passais la première partie de ma journée au lit, dormant et la seconde, avec mon fils, m' extasiant de lui.

    Tel fut ma vie. Mon corps et celui de mon amant ne se reroisèrent plus. Nous redevînmes aussi chastes que dans nos temps premiers. Nous nous étions appartenu une seule fois et, à tout deux, cela nous avait suffit. Avec le temps il vint dormir avec moi. Mon fils, qui avait été nommé Layto, le considérait comme un père, bien qu'il eût grand respect pour son géniteur. C'est lui qui nous réveillait, chaque jour, dés le moment où il sut marcher et s'exprimer, se jetant au milieu de nous sur le lit. Lorsque la nuit tombait, nous partions tous trois en forêt, pour nous promener à cheval. Jahyan et moi attendions que Layto ne s'endorme puis, après, nous chassions. Il fut inventé pour le peuple une histoire selon laquelle mon accouchement m'aurait fortement éprouvé et que, depuis, malade, je ne sortais point. Ceci étant fait pour que mon mari ne se voit pas plus déshonoré qu'il ne l'était, lorsque je sortais, si je me faisais reconnaître, je jouais la comédie, où, si ma faim était assez forte et que l'individu semblait être peu juste, je m'en nourrissais. On crut, d'ailleurs, à une épidémie atteignant tous les criminels, un châtiment divin, si bien que la cité ne fut que de plus en plus sûre. Cela arrangeait tout le monde. Mon mari pouvait continuer à tenir sur sa rumeur et moi je trouvais à besoin un encas humain, bien plus gouteux et nourrissant qu' animal. Mais mon bonheur ne dura pas. Layto avait dix ans quand son père demanda des comptes à la nation vampire. Il voulait que sa femme lui revienne et que le vampire qui lui ravissait sa famille périsse. Il fut exaucer.

    -J'ai été convoqué, me dis Jahyan à mon réveil, habillé de pied en cap.

    Layto, contre moi, le regarda avec le même étonnement. Les yeux bleus que je lui avais légué, exprimait cette même intrigue et inquiétude que les mieux, rouges. Il se redressa, rejetant sa chevelure blonde en arrière et dis, après avoir avalé la gorgée de thé qu'il avait prise tantôt.

    -Nous ne sortons pas ce soir?

    -Rien ne vous empêche de sortir, en ce qui me concerne je suis cloitré pour la nuit avec de bons vieux vampire que le temps a aigris.


    Tous trois, inconscients de l'avenir, nous rîmes. Jahyan partie peut après par la fenêtre, après m'avoir offert un de ses amoureux baisers et d'avoir serré mon fils dans ses bras, me laissant avec mon fils. Il me parlait d'une demoiselle lorsque son père entra. Ce dernier nous regarda, esquissa un sourire que je compris forcé, puis vint nous rejoindre, quoique maladroit dans ses gestes, sur le lit.

    -Cela ne fait-il pas longtemps que nous n'avons eût de moment privilégiés, tous trois, en famille ?

    -En avons nous jamais eûs,dis-je avec douceur, posant un baiser sur les cheveux de mon fils.

    -Certes, je vous l'accorde. Madame je viens vous demander d'être des notre ce soir.

    -Expliquez-moi.

    -Quelques familles viennent ici, ce soir, vous pourriez vous joindre à nous, compléter le portait de famille que nous offrons, notre fils et moi. Vous manquez à bien des gens. Dix ans maintenant qu'il ne vous en vu.

    Je me penchais vers mon fils avec un sourire, tapotant les coins de ses lèvres d'un mouchoir pour le débarrasser du thé qu'il avait réussi à faire couler.

    -Vous, mon ange, voulez-vous que je me joigne à vous et votre père ce soir.

    -Oh oui, mère. Je ne pourrais m'amuser sans vous.

    -Et moi je me sentirais bien trop seule sans vous.


    Je relevais la tête, offrant un sourire confiant à mon mari qui, après m'avoir baiser la main, s'en alla. J'envoyais mon fils à sa nourrice pour qu'il se prépare, puis, moi même, je me levait de mon lit pour aller à ma penderie. J'y trouvais une robe de bal que j'avais acheté le mois précédent. Elle était d'un tissus violet, au broderie blanches sur le corsage. La jupe était couverte de satin, et balayait le sol avec douceurs, supportée par des jupons blanc en lin. Les manches couvraient entièrement mes main par leur ampleur, et un décolté mettre de l'évidence à ma poitrine à l'éternelle fraiche jeunesse. Consciente de mon teint pâle, je me maquillait d'un peu de rose, rougissait mes lèvres et, après avoir coiffé mes cheveux d'un chignon dont je laisser s'échapper deux longues mèches de mes cheveux, je consentit à aller jouer la mascarade de la famille parfaite, le temps d'une soirée.

    Ce furent les pleures de mon fils qui, le lendemain, me réveillèrent. Le soleil était à son apogée à cette heure de la journée, couvrant le monde de sa douce lueur verte dont je ne pouvais plus que me souvenir. Laytos, comme désespéré, ce jeta dans mes bras. Je n'eus de cesse de lui demander ce qui se passer, je dû attendre que ces larmes ne cesses pour le comprendre. Il avait, dans la forêt, en ce baladant avec son précepteur, vit une potence. A cette potence, attaché par le bras avec ce qui lui avait semblait être de l'argent, il avait vu le cadavre putréfié de cloque et commençant à devenir cendre, d'un homme qu'il avait reconnu par ces vêtements.

    -Jahyan?

    Vivement je me retournais dans mon lit, à la place que mon amant prenait à mes côtés et, horrifiée, constatait qu'elle était vide. Plus tard je sût tout de l'histoire, mais j'en épargnais longtemps Layto, ne désirant pas qu'il haïsse son père, comme moi je le haïssais. Il m'avait tout pris. Il avait commencé par ma liberté, puis mon honneur et avait finis par arracher une partie de mon coeur. Mes balades nocturnes avec mon fils devinrent mornes, de plus en plus mornes. Nous étions hanté par le souvenir de Jahyan.

    Layto, à vingt-sept ans, était vigoureux et fort. Il était fiancé à une demoiselle de bonne famille. J'étais contente qu'il n'y ait pas eut l'ombre d'un arrangement dans ce mariage. Mon fils et moi ne sortions plus que très rarement ensemble, mais chaque jour il venait me lever, habitude qui ne nous lassez pas. Guardon était mort, depuis huit ans, foudroyé par un mal inconnue qui l'avait décimé en quelques jours par des quintes de toux et des crachas de sang. J'étais restée à son chevet et quand, à la frontière de la vie, il m'avait demandé le pardon, je m'étais fait une joie de le lui refuser.

    [i]-Vous avez l'air triste maman, me dis Layto un jour, caressant ma joue, une tasse de thé à la main.

    -C'est que je ne m'amuse plus ici.

    -Alors, partez, vous auriez dû le faire il y a bien des années, lorsque Jahyan nous a quitté.

    -Vous êtes bien trop bon pour être le fils de votre père.

    -Il n'était pas sage et un homme a sut semer en moins les graines d'une mentalité bien meilleurs que celle de père.


    Je lui souriais, il reprit.

    -Votre place n'est plus ici madame. La vie vous a quittés il y a bien longtemps et votre être n'a que mal à résider au milieu des fantômes de votre passé.

    -Me chasseriez vous.

    -S'il le fallait je le ferais.

    -Je ne peux me résoudre à vous abandonner.

    -Vous reviendrez de temps en temps.

    -Vous me manquerez trop.

    -Vous allez devoir vous y habituer, vous allez passer une éternité sans moi.


    Mon fils n'avez que trop raison. Les servantes passèrent l'après-midi à confectionner mes bagages, alors que je restais dans mon salon, caressant la tête de mon fils qui resta posé sur mes genoux tout l'après-midi durant. Je partis le soir.

    Je ne revins que part trois fois ensuite. Au mariage de mon fils et à la naissance de leurs deux enfants. Mon fils comprenait que je ne restais pas. J'avais trop peurs de m'attacher et de souffrir par la suite de perdre ses êtres.

    J'ai été seule de longues années, parcourant le monde. Je me suis remise, avec le temps, au combat me perfectionnant dans le maniement de l'arc et ses flèches, de l'épée et du poignard. J'ai fait, en mémoire de mon défunt amant, de son prénom mon nom de famille, afin qu'à jamais nous soyons ensemble.

    Cela faisait des année que j' errais, tel une âme en peine. J'avais tout perdu: famille, amour, habitat. Je n'étais plus rien d'autre qu'un être buveur de sang sans sentiments qui avaient peur de toute attache et pourtant en cherchais. Par moment j'avais cette impression de ne vivre que pour tuer. Les stigmate de mon ancienne vie faisait que les hommes étaient mes proies favorites et ceux d'autant plus lorsqu'ils s'avéraient adultères. J'épargnais beaucoup de vie, notamment, après un semi siècle d'errance, un jeune homme qui, par ses yeux, me rappela mon fils et par son visage me rappela mon aimé. Non ce soir je le délaissais, tout voleur qu'il était.
    J'errais prêt de quarante ans avant que ce soir n'arrive.


    La nuit parvenais à sa fin et, dans la forêt dans laquelle j'avais chassé en vain, je peinais maintenant à trouver un refuge à l'abri de la lumière. Là n'était pas mon seul soucis. Triste comme toujours, monotone, je m'étais même résolus à attendre le soleil au pied d'un arbre, qu'il vienne me manger et me finir. Car pour moi, je n'étais plus rien d'autre qu'une loque à l'âme sanglante, incapable de vivre dans un monde ou je n'avais plus de place. Ainsi, dans cette position des plus pitoyable, assise et les yeux rivé vers le ciel en attente des première lueur du soleil que je savais ne pas tarder, j'entendis, très distinctement, ces mots.

    -Elle sera parfaite. Laissez la moi.

    Je ne sais pas comment je sut que l'on parlait de moi. Et la perception de froissement de feuilles sous les pas qui rapprochaient, avec vitesse et avec cette légèreté commune à la furtivement, ne fit que consolider dans la pensé que j'étais ce que l'on visé. Je me levais d'un bond, ayant pressentit le danger par intuition et commençait à m'éloigner avec rapidité, ne me retournant pas, tentant de les semer. Mais une poursuite au aurore n'est pas ce qu'il y a de mieux pour une vampire. La fatigue me prenait, moi qui courait vidée de force et assoiffée. "Le crépuscule menaçait déjà ma fragilité de vampire et j'en voyait mes forces se réduire, si bien que je n'eus fait attention de ce qui s'abattit sur moi. Je me retrouvais alors encerclée, bloqué au sol par une masse lourde que je ne devinais pas, et mes yeux rouges tenter de voir malgré la lumière diurne qui avançait dangereusement vers moi. J' entendis des voix, une en particulière, féminine et ordonnatrice. Et l'instant d'après on me portait tel un vulgaire sac à patate. Je sombrais dans les sommeil que m'offre chaque maudit jour et éreinté par mon manque de sang et ma course, et lorsque je me réveillais, j'étais attachés au fond d'une caravane, ma robe n'étant plus, à présent recouverte d'un drat qui se contentait de cacher le minimum de mes formes. La première chose que je vis fut mon médaillon, sur une table, loin de moi.

    Animal de compagnie, monture, possession terrestre* :
    Les chats errants sont mes animaux de compagnie.

    Pouvoir: Les secret du sang est mon don seul et unique don. Il me permet de voir les souvenirs d'un être, lorsque je m'abreuve de son sang, et aussi ses pensés, bien que de manière plus floues et surtout totalement inutile puisque je tus ce que je bois. Sinon je procède les dons de ma race..

    Inventaire:Je n'ai de procession sinon ce médaillon que je cache sous mes vêtements où sont les portrais de mon aimé et de mon fils.


    ◙ Et Vous ? ◙


    Comment avez vous connu le forum*?
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    (*) les champs comportant un astérisque sont facultatifs.


    Dernière édition par Kamira le Sam 11 Aoû - 9:49, édité 5 fois
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    Re: Kamira, Les siècle font leur oeuvres

    Message  Jed Oromas le Sam 11 Aoû - 6:31

    Bonjour,

    Alors, alors, je pense que tu va devoir relire ton histoire car il y a pas mal de fautes inattentions, ainsi que de balises (pour la gestion des paroles en gras ^^)

    Sinon, je te trouve personnellement un peu trop âgé, 4 siècles d'errance avant qu'on te mette le grappin dessus c'est énorme quand même O_o

    Bon après, c'est pas gravissime... je voulais juste le faire remarquer

      La date/heure actuelle est Lun 11 Déc - 0:14