Etheria World

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Bienvenue dans un monde Heroic-Fantasy [Hentai/Yaoi/Yuri]
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    Concours RP n°4

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    Apollyon Bélial
    ~ Empereur Démoniaque ~

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    Concours RP n°4

    Message  Apollyon Bélial le Jeu 2 Sep - 22:18

    Concours RP:

    Vous vous réveillez, emprisonné dans une geole sombre et insalubre, vous ne vous souvenez pas réellement ni du pourquoi ni du comment, mais vous y êtes... Condamnez à croupir jusqu'à ce que mort s'en suive... Usez de vos charmes ou de vos forces, de votre magie ou de votre malignité pour vous sortir de ce mauvais pas... Ou mourrez...

    Postez votre réponse ci-après. Bonne chance !


    Dernière édition par Apollyon Bélial le Sam 2 Oct - 12:12, édité 2 fois
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    Ezat'Narr

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    Re: Concours RP n°4

    Message  Ezat'Narr le Lun 6 Sep - 9:44

    Bonsoir,

    Je remets mon titre si durement gagné Rolling Eyes en jeu en espérant avoir cette fois des adversaires !

    Voici donc ma participation. Pour ceux qui lisent jusqu'au bout je suis désolé j'ai toujours tendance à bâcler mes fins. Voilà, en espérant que ça plaise.


    Vient boire un p’tit coup à la prison ♫…
    Les terres humaines ne sont pas les plus dangereuses d’Etheria, n’importe quel aventurier censé vous le dira, la faune n’y est pas des plus désagréables, la flore est douce, pas de poison, de plante dévoreuse, d’insecte parasite majeur, vraiment, à part quelques épidémies, la famine hivernale et un ou deux coupe-gorge il fait bon y vivre. Le fief du Temple était particulièrement réputé pour sa quiétude et la milice y était des plus efficace. Le climat y était doux et il y fleurait bon les embruns marins portés par un vent quelconque, vraiment un endroit parfait pour y poser sa tente près d’un lac ou pour bivouaquer au milieu de la plaine. Alors rien n’expliquait les spasmes nerveux que Sed et Rag, les deux gardes de la prison de la colline Adèzieu, manifestaient. Tout du moins à première vue. Ils étaient en position derrière la grille de l’entrée, et tremblaient tels deux brins d’herbe malmenés par la brise. Accrochés à leurs lances pour tenir debout ils réajustaient sans cesse leurs casques trop grands et tentaient désespérément de faire cesser leurs claquements de dents. Il y avait une vague odeur d’urine dans l’air et l’un soupçonnait l’autre d’avoir évacuer son stress d’une manière inopinée. Ils n’osaient parler, leurs gorges entravées par l’angoisse, mais si ils avaient essayé leurs voix auraient été couvertes par un grondement lancinant et gargantuesque. Le bruit, caverneux et continu était comparable à celui d’un troupeau de gnous au gallot fuyant les lionnes affamées, ou au ronflement d’un ogre enrhumé. Il fallait les comprendre, Sed qui travaillait dans le milieu carcéral depuis peu n’avait jusque là été confronté qu’à quelques brigands sans valeur ou au mieux à un tueur en série raté, Rag quand à lui ne valait pas mieux, il débutait tout juste, sortant d‘un long chômage, mais regrettait déjà son pauvre RMI (Ressource de Mendicité Inter-racial). Alors la nuit dernière lorsqu’on leur avait apporté ce mastodonte au faciès répugnant ils avaient crus voir le diable. Il avait fallut huit hommes pour le porter, heureusement il dormait déjà et ne s’était débattu qu’une fois, en proie à quelques frayeurs nocturnes et sans qu’il n’ouvre l’ombre d’un œil il avait cassé le bras d’un de ses porteurs. Cela plus son physique démoniaque avaient suffit à faire démissionner un lâche -ou peut être quelqu’un de plus censé que les autres- et l’équipe de garde avaient tiré à la courte paille les surveillants de la bête. Rag et Sed s’en étaient bien tiré, héritant de la surveillance de l’entrée, mais deux autres gardes, Xueru et Elham devaient demeurer devant la cellule de la bête, là ou le bruit était le plus fort et l’odeur la plus répugnante.

    Pourtant l’établissement Adèzieu était réputé dans tout le duché du Temple comme étant la prison la plus sûre, le fer y était le plus pur et les cellules avaient été enchanté contre la magie par un mage de très petite taille, Thoumyre de l’entreprise Thoumyre & co ©️, spécialisée dans les cadenas et les coffres forts inviolables. Alors à priori il n’y avait rien à craindre. La prison était creusée à même la colline, par soucis du Duc du Temple de préserver l’attrait du paysage. Il n’y avait donc qu’une seule entrée, ce qui était pratique, protégée elle même par une première grille, puis Sed et Rag, puis une nouvelle grille d’un fer joliment forgé par un artisan de carrière et poli à la main. Ensuite la prison n’était qu’un affreux dédale de couloirs sombres et suintant d’une eau riche en calcaire, d’escaliers étroits et de cul de sac infernaux. Même les gardiens finissaient par s’y perdre si bien que le duché avait dut fabriquer des plans fournit à chaque membre du personnel. Cela n’empêchait pas bien sûr qu’un ou deux gardes disparaissent ça et là en fin de service après la picole. Dans l’ensemble la prison n’était pas surpeuplée, même, elle était vide par endroit, remplie par quelques parasites ou squelettes délaissés dans la pénombre. Les gardes évitaient de se rendre dans ces zones, envahis de toiles d’araignées et parfois inondées, plus par superstition que pour autre chose. La rumeur courrait dans le personnel qu’un ou deux détenus retords enfermés depuis des dizaines d’années erraient en pantin décharnés dans la noirceur des galeries de la prison. Certains étaient prêt à jurer entendre parfois un semblant d’hurlement, mais jusqu’à preuve du contraire tout cela n’était que fantaisie.

    La seule chose avérée réellement terrifiante dans la prison était Ezat’Narr et il était la source directe des frayeurs de l’instant des gardes. Les autres détenus, pour la plupart n’ayant vu la lumière du jour depuis quelques temps, se terraient comme des rats dans le coin le plus sombre de leur cellule priant pour l’absolution de leurs pêchers et surtout pour un allongement significatif de leur vie. Tous craignait le réveil de la chose, les incarcérés, majoritairement humains n’avaient jamais vu de démon et même ceux qui ne l’avaient vu passer le redoutaient. La rumeur s’étaient propagée très vite, de cellule en cellule, le physique d’Ezat s’enlaidissant à chaque bouche un peu plus, les proportions enflaient et très vite l’apparence déjà répugnante du démon était devenue une abomination sans nom, l’antéchrist Etherien, le fils de l’archidémon et le père du Diable. On lui accordait déjà la peste et le choléra, la famine et les guerres. Alors si les détenus l’avaient vu avachi sur le sol de sa cellule (les gardiens n‘arrivant pas à le coucher sur le lit), le nez dans la paille et les sabots en l’air ils en auraient peut être rit. Les seuls qui pouvaient le voir dans cette état était les deux gardiens cités plus haut. À la lumière vacillante d’une torche ils fixaient l’animal d’un regard soucieux, mêlant la terreur à la résignation. Les deux gardes étaient très différents l’un de l’autre, Xueru était fils de paysan et voyait son statut de garde comme un avancement social, il était lâche, mais pas assez pour fuir et paradoxalement avait envie d’aventure, mais pas assez pour prendre la route. Il n’avait jamais quitté le duché et imaginait le monde comme une immense utopie romancée. il imaginait la princesse que lui contait le barde du village l’attendant en haut de sa tour, protégée par un dragon centenaire au souffle de braise. Il se voyait déjà en haut de l’affiche, héros d’une épopée légendaire pleine de gloire et de femme, d’argent et d’or. Mais il ne faisait que s’imaginer, ses angoisses et son manque d’initiative le privant d’une vie sûrement courte mais intense, sur le fil du rasoir, entre danger et adrénaline, entre la vie et la mort jusqu’à ce qu’il ne bascule du côté de la mort. Ehlam était quand à lui quelqu’un qui avait les pieds sur terre, fils d’une pute elfique et d’un nain borgne il avait hérité de la petite taille et toute sa vie n’avait été qu’un long chemin de croix, douloureux et interminable, jusqu’à ce qu’il se stabilise dans sa condition de gardien carcéral. Il était un hybride raisonné et était plus intelligent que son mètre trente cinq et son air gauche le laissaient imaginer. Il savait que tant que la chose ronflait il était en sécurité et contrairement à son collègue il n’était pas encore entrain de paniquer. Presque avec nonchalance il se gratta le bouc en détaillant l’animal. Il n’arrivait pas à poser des termes sur ce qu’il voyait, un euh… ses bras étaient des trucs protubérants comme des… non pas ça finalement, peut être comparable à… nan non plus. Bref, c’était un amas de truc et de machin biologique assez similaire à un crustacé, un OMM* à ce qu‘il se disait chez les détenus. Tout ce dont Elham était sur c’était ce qui avait amené la chose ici. Il avait fait son apparition à Temple et avait écumé au moins trois tavernes, les vidant de leurs stocks d’alcool, brisant mobiliers, clients et personnels avant de lourdement s’endormir dans un quatrième établissement, rond comme une queue de pelle. Depuis, la bête n’avait fait que dormir, facilitant considérablement son enfermement et dormait encore.

    *Organisme Magiquement Modifié

    Alors le personnel, les détenus et la prison elle même redoutait le moment où les ronflements s’arrêteraient. Malheureusement pour eux cet instant était proche. Ezat’Narr dormait depuis presque vingt quatre heures maintenant, c’était chez les démons un soldat presque lambda, se fondant presque dans la masse hideusement variée et éclectique de la population démoniaque. Il tranchait des autres par un comportement et une intelligence très primaire, il vivait presque au jour le jour, ordre après ordre sans aucun projet de vie autre que la castagne quasi permanente. Il ne dépensait presque rien et n’avait d’autres frais que ceux de tavernes. Son plus grand trait de génie était qu’à chaque fois qu’il recevait sa solde il allait la planquer dans une cachette au pied des murailles de la Cité démoniaque, ainsi il avait accumulé un pécule assez conséquent en quatre cents ans de loyaux services. Depuis peu il se mettait à l’utiliser, devenant sûrement l’un des premiers touristes Etherien et c’est avec un regard presque enfantin qu’il se mettait à découvrir les lieux et gens d’Etheria. Sa dernière lubie avait été de se rendre chez les humains, race pour laquelle il avait une aversion viscérale, en quelques sortes il partait en vacance safari où la Baston risquait de pointer le bout de son nez avec la Mort et le Sang, se tapant sans doute une grosse marrade devant les exploits du démon. Et c’était effectivement ce qu’il s’était passé, première escale, première gueule de bois et premier sang, pas le sien, mais bien rouge et en hectolitre conséquent. Il avait choisit le Temple comme première destination car il paraissait que la bière y était fameuse, ce qu’il approuvait après test personnel. Après une soirée bien arrosée ce fut le black out total, ce qu’il ne savait pas c’est qu’il fut transporté tant bien que mal, traîné par deux bongos bien portant par monts et par vaux jusqu‘à sa cellule.

    Xueru, pour prévenir le bruit, s’était enfoncé deux larges morceaux de cires dans ses oreilles de choux, résultat, il était sourd comme un pot et se surprenait même à somnoler. Alors quand le bruit cessa il ne le remarqua pas, plongé dans un demi sommeil il ne sentit pas les vibrations auditives s’arrêter, il n’entendit pas non plus les pas pressés d’Elham paraissant tantôt fuir, tantôt prévenir les autres. Un instant toute la prison fut plongée dans un silence de mort, tous cherchait l’ombre résiduelle d’un ronflement, mais rien que les pas des gardes troublèrent l’oppressant silence. Sur la paille humide et moisie de sa cellule, Ezat venait de se réveiller. Il avait l’une de ses plus belles gueules de bois et si son visage n’était pas immuable il aurait eut une mine déconfite. Son regard aux paillettes étoilées avait un vague air vomitif et lorsqu’Ezat tenta de se lever ils se fermèrent sous la douleur de l’effort. Se redressant avec peine il ne parvint pas à se maintenir droit et vacilla jusqu’à prendre appuis sur le mur à sa gauche non loin. Les pierres tremblèrent sous le choc des centaines de kilos de la bête et il paraîtrait que de l’autre coté, dans la cellule voisine une ou deux pierres furent délogées. Là l’animal arthropode eut un haut le cœur, sentant les litres d’alcool s’échappait de son ventre, remontant en un flux furieux vers ses branchies buccales. Alors prit d’un horrible vomissement il laissa ses tripes se vider sur le sol et tout de suite il se sentit mieux. Enfin mieux était un bien grand mot, sa petite tête lui faisait atrocement mal, sa vue était trouble de temps en temps et il peinait encore à se tenir droit, mais il se sentait mieux son taux d’alcool dans le sang repassant en dessous des quatre grammes par litre par une simple vidange intestinale. L’horrible odeur de bière faisandée, mélangée à ses sucs gastriques et à quelques bouts de chairs humaines suffirent à réveiller Xueru là ou la succession de bruit et d’absence de bruit avaient échouée. Il ouvrit les yeux curieux, et dans le silence de ses bouchons de cire il poussa un hurlement de terreur. Mais son esprit rachitique ne parvint pas à le convaincre de fuir et c’est avec un acharnement typiquement humain qu’il resta immobile, tentant de s’encastrer dans le mur dans son dos voulant s’y fondre pour se cacher, en vain bien sûr. Devant lui se dressait plus de trois mètres de chitine, et cette amas chitineux ne comprenait pas pourquoi la petite chose sur laquelle il n’arrivait pas à mettre un nom gueulait comme truie qu’on égorge. Comment appelait-on ces petites choses avec deux bras et deux mains ? Ah oui des Hommes ! Ezat, qui avait une horrible gueule de bois lui ordonna le silence ce à quoi l’homme répondit par un redoublement des hurlements. Ezat s’avança alors prêt à le faire avant de heurter violemment la grille de sa geôle qu’il n’avait bien sûr pas vu. Un « gruh » contrarié lui échappa et il recula de quelques pas avec maladresse.

    Xueru, rendu aphone au bout d’une minute contemplait, horrifié, la mise en marche de cette horrible chose. Un lourd silence était revenu dans la prison, des dizaines d’oreilles étaient suspendues au moindre son suspect. Un premier « Chgong » retentissant déchira le voile du silence, la grille se plia, mais tint bon. Puis un nouveau choc, puis encore un autre et les barreaux plièrent. Xueru affolé s’était affalé sur le dallage de pierre des galeries, il avait lâché sa lance et une forte odeur d’urine fraîche avait emplit l’air. Il récitait avec une ferveur nouvelle les quelques prières qu’il connaissait priant les anges et tous les saints de lui venir en aident, mais ils étaient tous occupés apparemment. À force de coup et d’acharnement Ezat avait réussi à créer un interstice suffisant pour que son corps passe de profil et devant le regard hagard du garde il sortit. C’est à peine si il prit le temps de le tuer, laissant nonchalamment sa masse se balancer dans l’air il vint l’aider à concrétiser ce qu’il essayait depuis tout à l’heure, s’encastrer dans le mur et sans un mot il s’en fut. A chaque fois qu’il passait devant une cellule l’occupant devenait soudainement très croyant et ce soir là le standard d’accueil des prières divines fut débordé. Pourtant le crustacé les dédaignait complètement, il les voyait pour sûr, mais ne prenait pas le temps de s’arrêtait tous les trois mètres pour offrir à la Mort une nouvelle âme bien que ce n’était pas l’envie qui lui manquait. Il marcha quelques minutes avant d’être lassé de ne voir le jour. Il sentait qu’il s’enfonçait vers les entrailles de la Terre et pas un des escaliers qu’il n’avait vu se dirigeait vers le haut. Agacé il en vint même à demander son chemin à un détenu, celui ci se montra très coopératif et Ezat, veinard parvint même à obtenir un plan délabré que le détenu avait piqué à un de ses gardes. Malheureusement Ezat ne savait ni lire ni interpréter une carte humaine, celle ci bien que similaires à celles des démons n’avait pas la même taille et les mêmes caractères et la lecture n’en était que plus ardue, surtout avec l’état délabré du sien. Le tenant avec maladresse entre ses mains ridicules il ne se rendit pas compte qu’il le tenait à l’envers (ne sachant de toute façon pas lire) et prit une nouvelle fois une mauvaise direction avec l’assurance d’un GPS détraqué.

    Des heures durant il marcha, s’enfonçant encore et encore dans les tréfonds de la prison, ne côtoyant plus que les squelettes et les rats. Dans un instant de lucidité il avait pensé à prendre une torche et marchait à la lumière incertaine de celle-ci, ayant abandonné le plan depuis longtemps il ne se dirigeait plus maintenant qu’au pif qu’il avait aussi incertain que la lumière de sa torche. Ses larges pattes pataugeaient dans ce qu’il semblait être de l’eau avec pourtant des reflets sombres d’ambre. Pour passer le temps Ezat meumeumait un air que l’on devinait parlant d’alcool et de baston sûrement emprunté à la nation du nord quand soudain quelque chose lui tomba sur la tête, sous la surprise Ezat menaça de lâcher sa torche, mais il parvint à la garder en main. Il s’agissait d’une chose humanoïde presque nue, terriblement maigre et ayant un air de famille avec les diablotins bondissants bien que possédant une carrure plus humaine. Il avait un visage à la peau parcheminée et aux os pratiquement apparent et arborait aussi deux oreilles d’une maigreur de cadavre, dont la pointe se rebiffée en cette forme qui caractérise les Elfes. Son épiderme d’une teinte sombre le ralliait sans aucun doute aux Sombres et la lueur malsaine qui animait ses pupilles ne pouvait que confirmer cette hypothèse. Il semblait que l’elfe était retourné à l’état sauvage, il affichait une nudité que la mal nutrition rendait hideuse. Il s’agissait d’un ancien détenu qui était entré dans les légendes carcérales d’Adèzieu, assassin méconnu la créature, Was le psychopathe s’était fait une petite réputation en tant que tueur de vierge humaine avant de croupir ici. Il s’était ensuite évadé et avait été porté pour mort, en réalité il s’était terré dans les ténèbres, perdu comme le Minotaure et condamné à errer dans des galeries qui lui rappelaient ses souterrains drows. L’elfe, vicelard s’était empressé dès qu’il était tombé de plafond d’enfoncer ses pouces dans les yeux d’Ezat, heureusement le drow possédait un pouce sectionné au niveau de la première phalange et la cicatrice boursouflée ne parvenait pas à atteindre l’œil d’Ezat. Le soldat démoniaque eut son autre œil moins chanceux, avec son autre pouce, en moins de temps qu’il ne faut pour le dire l’Elfe le lui avait enfoncé dans l’œil et l’avait crevé. Le crustacé poussa un affreux hurlement et cette fois lâcha sa torche. Celle-ci chuta et tomba dans le liquide mordoré, la substance ambrée, une sorte de pétrole très liquide prit feu en un instant, les flamme montèrent, léchèrent la carapace d’Ezat et mirent en panique le Drow, qui rendu très primaire avait peur du feu. Les flammes se répandirent sur le sol comme une traînée de poudre et en un instant la galerie toute entière était éclairée. Ezat furieux de douleur et plein de haine pour celui qui venait de l’handicaper se rua de dos sur les murs proches et très vite écrasa l’elfe, qui ne put résister à la pression. Dans un nouveau râle de douleur il retira le cadavre de son dos en commençant à courir. Très vite la chaleur devint insupportable, il chargeait au milieu des flammes sans qu’il ne put plus rien voir, un liquide noirâtre s’échappait de son orbite oculaire et son deuxième œil menaçait de rendre l’âme lui aussi si la chaleur ne cessait pas. La douleur était crue, terriblement insistante et horriblement continue, rien ne pouvait l’apaiser et Ezat se fit violence continuant à courir. Sa température interne augmentait, la chitine de sa carapace aurait put servir à faire cuir du lard ou des œufs tant elle était chaude, heureusement la panique ne gagna pas Ezat et il poursuivit sa course contre la montre et la mort. Au bout d’une minute qui lui parut durer une vie il se rendit compte que le sol grimpait légèrement, redoublant d’effort il parvint enfin à se défaire de l’étreinte langoureuse des flammes. Si il n’avait pas été ignifugé Ezat serait mort et calciné, sa température interne frôlait son stade critique et il savait que la Mort venait de l’effleurer de très près.

    Cependant ce n’était pas la première fois qu’il côtoyait la Mort et il put relativisé son sort, au moins lui s’en était sorti… Son œil gauche le lançait douloureusement, la plaie n’était pas propre, faite à la barbare elle s’infecterait sûrement, le soldat se devait de trouver de l’eau. Son extraordinaire faculté de régénérescence ne pourrait fonctionnait correctement qu’avec une plaie propre. Surmontant la douleur Ezat déplia son antenne oculaire, il sortit sa main, l’approcha de son œil et d’un geste déterminé s’arracha l’œil et l’antenne. Il n’hésita pas à évacuer sa douleur en criant, même pour lui cela fut terrible, le sang s’écoula abondamment et le crustacé n’avait rien pour empêcher la plaie de saigner. Alors sans s’accorder de repos il reprit la route. Dans son dos il sentait encore la caresse chaleureuse des flammes et le brasier rougeoyant même derrière lui l’éclairait encore largement. Au loin pas après pas il percevait un nouveau bruit plus distinct, couvrant peu à peu celui des flammes, lointain. Il s’agissait du bruit tumultueux de l’eau en furie. Après encore quelques instant le bruit grondant était devenu assourdissant et les flammes n’étaient plus qu’un souvenir qui se voulait de plus en plus flou.. Pourtant contre toute attente Ezat tomba sur un cul de sac, lui qui s’attendait à de l’eau pour se soigner et se désaltérer fut bien déçu. Mais malgré l’absence d’eau le bruit n’avait jamais été aussi fort qu’à présent et le soldat peinait à croire à la non présence de l’eau. Il tâtait avec minutie le mur, ne reconnaissant aucune porte sécrète, il faut dire qu’ici une porte secrète aurait bien inutile… Si il avait fait attention et s’il avait réfléchi il aurait vite compris que le lieu avait été abandonné alors qu’il était en chantier, une pioche et des poutres d’un bois moisi l’attestaient sans mal. Enfin dans la pénombre quasi absolue il remarqua qu’une des dalles du sol était absente, cela aurait été évident si il y avait eut un éclairage mais presque à l’aveugle il était difficile de le voir ou même de voir tout court. Il remarqua alors que du trou s’échappait le cri des eaux coléreuses. Stupide, mais pas à ce point, il comprit que cela signifiait qu’en contre bas, à peut être quelques mètres , se trouvait un cours d’eau, sûrement un torrent, qui souterrain poursuivait son petit bonhomme de chemin sous la prison. Ragaillardis par cette découverte il commença à frapper le sol de toutes ses forces, forant sans finesse le dallage puis le sol rocheux de la colline. Au bout d’une heure, des gravats jusqu’au genoux il donna un dernier coup avant que le sol ne cède.

    Seulement alors il chuta avec la pierre et le bois et vint s’abîmer dans le torrent quelques mètres en contrebas. Sa carapace se fêla au niveau de l’épaule à l’atterrissage, mais il s’en sortit sans trop de heurt. L’eau était glacée, profonde et le courant fort, c’était vraiment une sale journée pour Ezat qui en plus de tous ces traquas avait toujours sa gueule de bois. Il coula, sa masse corporelle ne lui permettant pas la flottaison et commença à marcher au fond de l’eau. Toutes les trois minutes environ il parvenait à trouver un renfoncement à l’abris du courant et à grimper pour prendre sa respiration. Si bien qu’avec son manège u bout d’une demi heure il parvint à revoir la lumière du jour. Au sortir de la colline Adèzieu, le torrent du même nom devenait une rivière tranquille, au lit large et apaisant. Ezat n’eut alors aucun mal à regagner la berge. Là, sur les rotules il ne put que s’allonger dans la boue sur le dos. L’eau menée tambour battant par la force du courant lui avait fait un véritable lavement et pour une fois il ne puait pas la mort et la putréfaction et cela n'était vraiment pas désagréable. Ses plaies ne saignaient plus et la douleur même si elle était bien présente avait diminué. L’esprit tranquille il s’endormit. Il ne se doutait absolument pas que de l’autre coté de la colline, derrière les grilles une petite armée l’attendait d’un pied à peu près ferme, composé du fleuron de l’équipe carcérale. Guettant sa silhouette dans l’ombre vacillante des torches des galeries, il en aurait sûrement rit (il paraîtrait qu'ils sont restés ainsi quatre jours et que la moitié de leurs détenus sont mort)... Depuis ce jour là Ezat’Narr sixième du nom à prit trois résolutions, toujours regarder les plafonds dans les souterrains, ne jamais se bourrer la gueule chez les humains (chose qu’il ne tiendra évidemment pas) et la dernière et non des moindres, se laver régulièrement (chose qu‘il tiendra sûrement avec difficulté).

    Invité
    Invité

    Re: Concours RP n°4

    Message  Invité le Jeu 30 Sep - 1:42

    ¤Finalement une escorte ça peut servir non ?¤


    Je suis seule, encore, toujours je devrais dire même, seule et attachée à ce fichu mur. Après tout c'est comme ça depuis que je me suis réveillée dans cet endroit lugubre et surement infesté de cafards et autres bestioles toutes aussi ragoutantes... L'obscurité est omniprésente, il n'y a même pas de fenêtre qui puisse m'offrir un souffle d'air pur... Rien. Pourquoi je suis là ? Je n'en ai pas la moindre idée je dois dire. Tout ce que je sais, de manière catégorique, c'est que je devais être sous Ethanielle quand ça m'est arrivé. Et si je le sais, c'est parce que je me suis réveillée avec mon corps d'elfe. Maintenant pour ce qui est de qui m'a attrapé et dans quel but je n'ai pu que spéculer jusqu'à maintenant. Je ne sais même plus pourquoi j'étais sortie de la citadelle, c'est vous dire si ils ont été doux pour m'attraper. Surement des guerriers du nord ou une autre race tout aussi subtile que celle là... Pfff qu'est ce que je fais moi maintenant ? Je regarde les cloportes passer en attendant qu'on daigne ENFIN venir ? Parfois j'aimerai savoir m'énerver pour de bon, comme ça ils passeraient un sale quart d'heure c'est moi qui vous le dis ! Mais non je reste là, passive et patiente, dans mon coin de geôle crasseux, vêtue en tout est pour tout d'un corset noir, d'un pantalon en cuir brun et de cuissardes de la même teinte. Ça peut durer quelques minutes comme des heures cette attente, mais je prend mon mal en patience.
    J'allais continuer quelques temps encore mais c'est là que je panique, où est Ecthelion ? L'avais je avec moi ? Je ne sais plus trop... J'essaye de rassembler mes souvenirs de cette journée qui tourne de plus en plus au cauchemar. Enfin quelques brides me reviennent, je me vois tout d'abord quittant mon père au petit matin après notre nuit de discussion habituelle. Mais apparemment je n'avais pas mon Ecthelion avec moi, en revanche, j'en suis certaine, j'avais la dague de ma mère. Dague qui est absente bien sur, c'est encore un point qu'il faudra que je cogite en plus de me sauver : récupérer cette dernière. Et pour cela il faut que je commence a échafauder un plan de sortie, avec les maigres informations en ma possession. je n'ai pas le droit à l'erreur.
    C'est d'ailleurs ce que je faisais depuis au moins cinq minutes quand j'entendis la porte de ma cellule se déverrouiller pour faire place à un humain au regard inquiétant. Il est bien plus grand que moi, je dirai pas loin des deux mètres, il est noir de saleté et doit, je suppose, surement ignorer la notion même d'un bain. Ses vêtements sont déchirés par endroit et révèle une peau tout aussi crasseuse que le reste du personnage. Voilà donc mon agresseur et geôlier, je ne peux pas me retenir plus longtemps, j'attaque avec une voit douce mais remplit de reproches glaciales.


    - Pourquoi suis je ici ? Qui être vous ?! Je veux que vous me détachiez immédiatement ! Libérez moi vous entendez ?!

    Je perds peu à peu toute véhémence à son égard, cette situation me pèse et me fait peur je dois l'avouer. Et pour appuyer mes dires je me débats avec mes chaines, espérant peut être qu'a force de faire cela elles se désolidariseront du mur. Ça peut paraitre parfaitement illusoire mais c'est tout ce qu'il me reste pour l'heure : mes illusions et mes espoirs. Il s'approche de moi et essaye de poser sa main sur ma joue, je me recule pour éviter cela, je refuse qu'il me touche, il me répugne et me révulse. Et son regard... Il m'inquiète d'autant plus : un mélange de convoitise et de désir, le tout mêlé à une folie des plus effrayante. Dire que je pensais avoir tout vu en plus de sept mille ans... je me trompais lourdement en fait. Il essaye de me coincer dans un coin de la pièce et me darde toujours de ces yeux noirs, moi je suis dans la situation d'une proie : je me débat, m'échappe, me tend, aux aguets, mais reste piégée malgré tous mes efforts.Finalement il réussit a me mettre la main dessus et a coller nos corps. Ma réaction est alors pire que les précédentes : je le griffe, le gifle, l'insulte en essayant de le libérer de cette poigne d'enfer. Je sens son corps changer et devenir plus musclé, ses traits aussi changent, ils s'adoucissent et deviennent plus séduisants. Non je ne m'étonne pas de ce phénomène, mais pour donner le change je me met a hurler comme une folle apeurée. Il pense peut être qu'avec un tour de magie et une apparence plus saine je vais me laisser soumettre ?! Non mais il rêve en plus ! Là j'entends enfin sa voix, elle est semblable à ce qu'expriment ses yeux et achève de renforcer mon désir de ne plus être la victime dans cette histoire.

    - Cesse donc de te débattre petite elfe... et tu verras quand c'est agréable finalement, tu es la perle de ma collection et je compte bien te gouter avant de te vendre au plus offrant.

    J'ai bien entendu ?! il parle de me vendre cet espèce de malade ?! Alors là pas question ! Mais force m'est de constater que j'utilise la mauvaise méthode pour le moment... une chose me rassure dans tout cela : il n'a pas découvert ma vraie nature et je suis donc tranquille de ce coté. En tout cas si la force brute ne me permet pas de m'en sortir la ruse sera ma meilleure alliée. C'est ce que me dit souvent mon père quand nous discutons de sa manière s'y prendre avec le conseil des anges. Je fais mine petit à petit de perdre mes forces et donc de me résigner à mon sort, pleurant et sanglotant comme une petite fille. J'espère ainsi endormir sa méfiance pour qu'il me détache. Avec de la chance je pourrai ensuite tromper sa vigilance, trouver ma dague t me sauver. Mais allons y pas à pas, et étudions le un peu.
    En constatant mon changement d'attitude il a un rictus mauvais et se met a me caresser le corps avec une ardeur et un empressement démesurés. Je me retiens de justesse tremble de colère et de dégout, et fait passer mes soubresauts pour des réactions de peur et de candeur face à cette perversion dont il use. Ça semble le satisfaire et il me parle une fois de plus avec ce même ton, auquel de l'arrogance se joint.


    - Voilà qui est raisonnable... Je savais bien que tu ferais comme les autres avant toi petite elfe... Maintenant on va t'ôter ces vilaines chaines et tu resteras bien sage sinon...

    Là il sort la dague de ma mère et la pose contre mon cou, moi je joue toujours le jeu de la créature craintive et se feint d'accepter ce sort avec un air suppliant et un hochement de tête, le tout agrémenté qu'un "oui" que je couine. Totalement en confiance sur sa supériorité physique face à moi il me libère et me conduit hors de ma cellule en me tenant par la nuque. J'ai mal mais je serre les dents pour ne pas me débattre. Ce n'est certainement pas le moment de me laisser aller a un excès d'orgueil. J'observe les lieu en cliquant des yeux, hors de cette cellule la clarté est bien réelle et je voit même une sortie plausible. Si je joue bien mes cartes il se peut que dans quelques minutes je l'atteigne... Je compte pour cela sur son attitude de mâle et leur stupidité quand il s'agit du bas de la ceinture. Il me mène dans ce qui semble être une chambre, mais si c'est la sienne ou une comme ça je n'en sais absolument rien, elle est tellement dépouillée. Sans autre forme de procès il me jette sur le lit et ensuite vient se mettre sur moi, il se déshabille fébrilement en bas, ne surveillant pas mes gestes, trop sur que j'ai fini par ma rendre. C'est là qu'il commet sa première et dernière erreur : il pose la dague de ma mère pour se dépêtrer de son habit et il ne m'en faut pas plus pour la prendre et lui planter avec violence dans le ventre. Là il me jette un regard surprit et douloureux, les seules émotions que je verrai de lui à part la folie je pense. Mais je ne appesantie pas sur mon geste et enchaine avec un autre au niveau du cou, où je tape avec le plat de ma main, pour l'empêcher de crier. Après tout je ne sais s'il y a des gardes quelques part. Je le pousse au sol sans ménagement, trop occupé qu'il est a tenir sa blessure pour me résister, et m'enfuie par la porte qu'il n'a pas verrouillée. Je jette avant un regard a l'extérieur, cherchant des traces de vies des yeux, mais rien n'est à l'horizon. Alors je me faufile dans les couloirs et atteint cette fameuse porte que j'ai vu, elle mène sur une cours, je suis apparemment dans le royaume humain si j'en crois la végétation. Je suis le petit chemin, aux aguets et finie par atteindre une autre porte qui mène a un dédale de rues que je reconnais sans mal. C'est bien cela je suis chez les humains. Je murmure alors à Sylla de me faire prendre l'apparence de celle que j'ai baptisée Catherine et qui est ma forme humaine. Je retient une plainte de douleur, avec la faim qui commence a me tenailler et a se rappeler à mon bon souvenir et la fatigue suite a ce coup d'adrénaline, je suis épuisée et moi apte a gérer la douleur. Cependant je ne peux me permettre le moindre répits avant d'être en sureté et je m'enfonce dans la foule sans un regard en arrière. Pourquoi en aurais je un de toute façon ? Qu'il meurt ou vive je n'en ai cure, et la vengeance... Elle viendra peut être en son temps qui sait... En tout cas, père a raison parfois, une escorte ça peut être utile de temps en temps.

    (HRP : Pas super mais au moins j'aurai essayé Wink /HRP)
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    Apollyon Bélial
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    Re: Concours RP n°4

    Message  Apollyon Bélial le Sam 2 Oct - 12:09

    Ajout du sondage pour 48h !

    A vous de désigner votre gagnant !

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    Re: Concours RP n°4

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