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    Concours RP n*3 Juillet/Aout

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    Invité
    Invité

    Concours RP n*3 Juillet/Aout

    Message  Invité le Lun 5 Juil - 23:22

    "Votre personnage est sur le routes, en quête d'aventure ou simplement en pleine découverte des richesses dans environs et la pluie commence a tomber, le vent se lève annonçant bientôt une tempête. Soudain il appercoit quelqu'un en bien mauvaise posture et décide de venir a son aide. A vous de déterminer dans quelle galère il se retrouve et comment il peut s'en tirer sous cette pluie torrentielle et cette tempête naissante."

    Poster votre texte a la suite de ce message Wink bonne chance et que le meilleur gagne!
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    Ezat'Narr

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    Re: Concours RP n*3 Juillet/Aout

    Message  Ezat'Narr le Mar 24 Aoû - 5:29

    Voici ma participation. En espérant que ça plaise. C'est écrit d'un seul jet pardonnez les fautes.

    L'épopée

    Les montagnes démoniaques… Quel bel endroit, il y fleure bon la neige et les ampélopsis, la rosée et les pins, malheureusement peu de gens reviennent des hauts pics pour témoigner du confort des chalets montagnards, de la beautés des pistes, de la bonhomie des habitants et du charme de la faune locale. En effet les montagnes des terres sombres sont davantage réputées pour leurs chemins escarpés, les crevasses insondables et leurs avalanches vengeresses que pour être un haut lieu touristique. Malgré cela elles restent un passage obligé pour qui ne sait voler et ce jour là Ezat ne savait pas voler. Il arpentait lourdement un sentier étroit sur le flanc escarpé d‘une montagne, le chemin surplombait un cours d’eau, minuscule filet d’une eau froide et commençant à geler en cet fin d’automne qui scintillait à la lumière verdâtre du soleil. Le regard d’Ezat’Narr était dans le vide, ne faisant pas plus que cela attention à l’étroitesse de sa route, son épaule gauche râpait de temps en temps contre la roche sans qu’il ne s’en formalise. Incapable de mener une réflexion de longue haleine il se contentait de contempler bêtement le paysage, admirant les reflets d’or et d’émeraude qu’offrait l’astre mourant. Le soldat se rendait en terre elfique, non pas pour une mission, mais bien pour une découverte, c’était la première fois qu’il quittait le royaume en civil, à vrai dire c’était même la première fois qu’il prenait un congé. Cela lui faisait drôle de ne pas avoir d’ordre ou de mission, il était livré à lui même, cela lui donnait des relents nostalgiques de ses premières années de vie, là où il ne pensait qu’à survivre, il ne pensait pas d‘ailleurs, il était en proie à un instinct de prédateur qui lui dictait ses actes.

    Soudain, un morceau de roche du sentier se fissura sous le poids de la bête avant de céder sans prévenir. Jusque là le voyage s’était déroulé sans anicroche, ressemblant à s’y méprendre à une ballade de santé, si on omettait quelques bêtes féroces et embuscades, mais dans l’ensemble Ezat s’en était tiré sans mal. Mais à cet instant sa vie manqua de basculer. N’importe qui aurait cherché à s’accrocher à la paroi, mais pour l’animal sans main cela était impossible. Alors il réagit comme à son habitude avec brutalité, il n’avait que ça comme solution. En une seconde lorsqu’il sentit sa jambe droite se dérober il pivota sur sa jambe encore sur le sol, son bras droit fendant l’air avec toute la force qu’Ezat pouvait lui accorder dans sa position. La masse fusa et l’arrondie de celle-ci percuta le mur avec une violence inouïe. Le choc fut tel que toute la paroi trembla, des pierres chutèrent et le bras du géant s’enfonça jusqu’au coude dans la roche. À l’endroit de l’impact un cratère superficiel s’était formé, les gravats chutant vers le cours d’eau en contre-bas. Là, une jambe dans le vide le crustacé garda son calme inépuisable, puisant dans sa force et poussant sur sa jambe gauche pour rétablir son corps de mastodonte sur le sentier. Un large pan de roche s’était décroché et la chose ne pouvait plus que marcher de coté, à l’égyptienne pour continuer son chemin. D’un geste lent et précautionneux il retira son bras ancré dans la roche, le trou était béant et un rire stupide échappa au géant devant son œuvre. Le voir raser le mur avait un aspect comique, c’était comme si un éléphant essayait de jouer les funambule, son torse cuirassé ripait contre la roche, décrochant ça et là quelques caillasses bancales. Enfin la route s’élargit à nouveau, lui offrant le loisir de marcher de front, il allait pouvoir reprendre son chemin normalement…

    Mais il se mit à pleuvoir, Ezat aimait bien la pluie cependant elle ralentissait son voyage en rendant son rythme plus lent. Celle là n’avait rien de naturelle, quelques instants plus tôt le bleu de l’azur aurait rivalisé avec les fesses d’un Schtroumf. Même le crustacé avec son intellect limité l’avait comprit… Il se retourna d’ailleurs et constata que le rideau de pluie s’arrêtait quelques mètres auparavant. Tout à coup au loin un hurlement déchira le crépuscule, Ezat avança, ne connaissant pas la prudence, laissant la curiosité et l’envie d’en découdre guider ses pas. Plus il avançait plus le chemin se civilisait, désormais la route était pavée, des statues taillées à même la roche ornaient le chemin à intervalle régulier. Elles représentaient des choses que l’homme ne peut imaginer, dans figures dantesques, informes et aux faciès immondes, croisement insupportable de diverses animaux, mélange contre nature des races, un spectacle hideux… Mais qui laissait notre héros de marbre. Le chemin ne cesser de s’élargir et la pente se faisait plus douce, la pluie redoublait d’effort et pour achever le tableau la nuit était tombée. Alors qu’il arrivait en haut de la route un nouvel hurlement se fit entendre, à cet instant Ezat arriva sur un plateau granitique et un éclair déchira le ciel. Au sol les traces d’un combat récent était rapidement effacée par la pluie battante, les empreintes de pas se transformant en une boue pâteuse, le soldat accéléra le pas, l’adrénaline emplissant ses veines d’une énergie furieuse.

    Le rideau de pluie était tel que il était désormais impossible de distinguer quoi que ce soit à plus de quinze mètres. Ezat commença à s’impatienter, ses masses réclamait le sang, son estomac grondant. Enfin quelques instants plus tard un immense portail de fer se dressa devant lui. Un nouveau hurlement perça la nuit tempétueuse, terriblement proche, terriblement menaçant. Les grilles du portail étaient cernées de deux épais pylônes de pierre noire. Au pied de l’un d’entre eux un homme, visiblement démoniaque par ses trois queues de cheval ornant son dos rampa vers Ezat. Il avait un bras en lambeau et sanglotait en répandant derrière lui une traînée d’un liquide carmin. Ezat l’ignora prestement se focalisant sur un deuxième individu. Celui-ci se trouvait perché sur un des pylônes, il était petit et entièrement drapé d’une toge noire, la pluie ne semblait pas l’affecter. Lorsqu’il vit qu’il était repéré le vieillard prit la parole d’une voix sifflante, déclamant les vers suivant dans le tumulte de la pluie.

    À l’abris de ces murs dansent les décharnés,
    Murmurent les cadavres et chuchotent les morts
    Ne vous égarez pas près des esprits retords
    Ou périssez du souffle de l’immaculé

    Le Corbeau Blanc erre mais jamais ne pardonne
    Ne commettez l’erreur de le sous estimé
    Son haleine putride et ses caresses glacées
    Ôtent bien rapidement ce que la vie vous donne

    Il est de ces soupirs que l’on sait périssable,
    Guidés par la peur, enlacés par l’effrois,
    Qui du tréfonds de vos cœurs rendent incapables

    Vos membres terrifiés et étourdis de froid.
    Alors consciences tourmentées changez de chemin,
    Quittez ce domaine ou souffrez sans fin.

    Ezat avait penché la tête durant toute la tirade, il ne voyait ni corbeau ni cadavres dansant à l’horizon et ne comprenez rien de ce que le vieil homme déclamait. Cela l’agaçait, tout comme l’homme accroché à sa jambe en train de gémir. Sans prévenir il donna un coup de pied très violent au poitrail de l’homme mutilé, le faisant décollé, l’homme plana en exécutant un arc de cercle avant de s’écraser sur le poète suspendu qui alla s’effondrer au pied de la colonne la nuque brisée.

    « -Silence grand père huhu …»

    Lâcha Ezat. Le malchanceux qui avait servit de projectile alla lui s’empaler contre les grille du portail et par chance survécut, bien qu’ayant les entrailles en lambeau. Alors le dit portail s’ouvrit, seul, par une action magique et la silhouette d’une créature s’y découpa. C’était un Sangorne, immense, de la taille d’Ezat et d’un pelage d’albâtre. Il grignotait nonchalamment un morceau de bras, salissant de vermeil son museau blanc, dans sa poigne immense il tenait le tronc d’un jeune arbre, comme une massue primaire. Lorsqu’elle vit Ezat la bête ne tarda pas à charger, fonçant rapidement vers le soldat, arme levée. Il poussa un hurlement pareil aux deux qui avaient précédemment résonnés. Le géant crustacé frappa du pied sur le sol, prenant une position d’appuis prêt à encaisser le choc. Lorsque le tronc s’abattit Ezat leva le bras droit, le laissant encaisser le coup alors qu’il envoyait déjà le gauche vers le bassin du Sanguinolent pour un crochet redoutable. Mais c’était sous estimer la vélocité de la créature, celle ci parut appréhender le crochet et se fendit à gauche, glissant le long du bras du soldat. Elle lui asséna alors plusieurs coups sans aucune cohérence, n’arrivant qu’à érafler Ezat. Le Sangorn avait abandonné son tronc qui fendu au milieu lui était désormais inutile, ses griffes éraflaient la carapace d’Ezat. La rixe continua quelques seconde avant qu’Ezat ne parvienne à repousser la bête du pied, elle se collait à lui lui empêchant d’envoyer ses coups ravageurs. Mais cette fois c’était finis, la créature stupide s’élança sans prudence sur le géant, toutes griffes dehors, Ezat quand à lui l’attendait et reçut le bestiau par un revers dévastateur à la nuque. Sans plus attendre celle-ci céda, craqua sinistrement et s’envola avec le reste du corps au loin, basculant dans le vide pour rejoindre la rivière quelques centaines de mètres plus bas. Ezat avait vaincu, s’en sortant avec quelques éraflures comme à son habitude.

    Depuis que le vieil homme était mort la pluie s’atténuait, au moment où le Sangorne périt elle cessa totalement, laissant d’immense flaque qui gèleraient dans la nuit. Ezat était silencieux, la nuit était calme désormais, il n’y avait plus que le râle douloureux de l’homme suspendu à la grille. Le soldat s’approcha de lui et l’espace d’un instant il réfléchit à comme le sortir de là sans heurt. Cette courte gymnastique neuronale le fatigua et il renonça. Il saisit alors les pied de l’homme entre ses masses protubérante et tira un coup sec. Le corps de l’homme se déchira, labouré par les lances métalliques. Ezat ne parvint qu’à récupérer un corps mutilé et sans vie. Sans plus d’émotion que cela il le chargea sur son épaule et repris sa route en commençant à gober un morceau de jambe. Après tout il l'avait en quelques sortes aidé en abrégeant ses souffrances. En chemin il leva la tête, observant l’immense lune parsemée de cratère et franchit le portail, traversant le plateau jusqu’à retrouver sa route jusqu’au pays des Elfes, songeur.

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